La Mauritanie éliminée de la CAN junior
L'équipe nationale junior de Mauritanie a été battue par son homologue de la Gambie (1-3) et éliminée de la course à la qualification pour la Coupe d'Afrique des nations (CAN) des moins de 20 ans, prévue au Rwanda en 2009
A l'aller, les Gambiens l'avaient également emporté (1-0) à Banjul.

L’Ethiopie écrase la Mauritanie (5-1) en éliminatoires CAN – Mondial 2010
L’Ethiopie a écrasé, dimanche à Addis-Abeba, la Mauritanie sur le score de 5 buts à 1 (mi-temps 1-1), en match comptant pour la quatrième journée du groupe 8 des éliminatoires combinées Coupe d’Afrique des nations (CAN) – Coupe du monde 2010 de football.
Après une première période équilibrée, les Ethiopiens ont pris le large, marquant cinq buts grâce à Fikeru Tefera (doublé), Andualem Nigusse (doublé) et Adane Girma et Merud Mohammed

Eliminatoires CAN/Mondial 2010 : l'Ethiopie-Mauritanie (1-0)
L'équipe nationale de football de Mauritanie "les Mourabitounes", a été battue (0-1) vendredi soir par son homologue d'Ethiopie dans le cadre d'un match comptant pour la 3ème journée des éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010 au titre du Groupe VI, joué à Nouakchott.
Le but éthiopien a été marqué dans les arrêts de jeu par l'attaquant Salah Eddine.
Cette défaite est la troisième d'affilée subie par l'équipe nationale de Mauritanie en autant de rencontres (0-3 au Rwanda et 1-4 face au Maroc le week-end passé à Nouakchott).
Les deux échecs précédents ont été à l'origine du limogeage du technicien franco-sénégalais, Alain Moizan, remplacé à titre intérimaire jusqu'à la fin des éliminatoires par Mohamed Salem Ould Harouna dit Sneidry, actuel directeur technique national et ex- international des années 70 et 80.

Mauritanie: Alain Moizon limogé.
L’entraîneur français de l’équipe nationale de football de Mauritanie a été limogé dimanche, au lendemain de la lourde défaite (1 – 4), des Mourabitoune, battus à domicile par le Maroc.
Alain Robert Moizan avait été désigné sélectionneur de l’équipe nationale de football de Mauritanie le 15 février 2008.
La préparation du onze mauritanien a été confiée à un staff dirigé par l’ancien footballeur Mohamed Salem Ould Harouna dit Sneidri

CAN - Mondial 2010:Le Maroc bat la Mauritanie (4-1)
Les « Lions de l’Atlas » du Maroc ont battu en déplacement, à Nouakchott, les « Mourabitounes » de la Mauritanie sur le score de 4 buts à 1 lors de la deuxième journée des éliminatoires combinées de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et de la Coupe du monde 2010 de football
Les Marocains, qui se sont imposés grâce aux réalisations de Tarik Sektiou (8e mn), Abdessalam Benjelloun (36e mn), Youssef Safri (59e mn) et Houssine Kharja (79e mn), sont désormais seuls à la tête du groupe 8, avec 6 points au compteur.
La Mauritanie a réduit le score par Bahid Teguedi à la 81ème minute sur penalty.
Cette défaite est la seconde des « Mourabitounes », après leur revers face au Rwanda (3-0) lors de la première journée de la compétition.

A. Moizan nommé entraîneur de l'équipe mauritanienne
La Fédération mauritanienne de football (FFRIM) a présenté jeudi le technicien franco-sénégalais Alain Moizan, comme le nouvel entraîneur de l'équipe nationale A de football, les Mourabitounes.
Selon la FFRIM, Moizan, engagé pour un salaire mensuel de 5000 euros va conduire les Mourabitounes pour les éliminatoires combinées Coupe du monde 2010 (CM 2010) prévue en Afrique du Sud et Coupe d'Afrique des nations (CAN 2010) prévue en Angola.
Alain Moizan, ancien sociétaire de Monaco, Bastia et Lyon a été également international français.
Pour les éliminatoires combinées CAN et CM 2010, la Mauritanie est dans le groupe 8 composé du Maroc, du Rwanda et de l'Éthiopie.

ASC Mauritel remporte la Coupe nationale de la Mauritanie
L'équipe de ASC Ma uritel a remporté la Coupe nationale de football de la Mauritanie en battant, dimanche à Nouakchott, celle de la Garde nationale aux tirs aux buts (3-2).
A la fin du temps réglementaire les deux équipes étaient à égalité, zéro but partout.




Championnat de Mauritanie - 19e journée
Police - Concorde 0 - 2
Garde - SNIM 2 - 1
Armée - FC Khairy 0 - 3
Ksar - Mauritel 0 - 0
FC Nouadhibou - Nasr 2 - 1
Trarza - El Ahmedi reporté
Classement:
1. Concorde 43 pts
2. Ksar 35
3. Nasr 33
4. SNIM 32
5. Mauritel 31
6. Ahmedi 30
7. FC Nouadhibou 28
8. FC Khaïry 19
9. Trarza 18
10. Garde 18
11. Police 13
12. Armée 8


Ligue africaine des clubs champions de football
Le Football Club Sétif d’Algérie a étrillé SNIM de Mauritanie (5-1) en match aller comptant pour les préliminaires de la Ligue africaine des clubs champions, disputé vendredi à Nouakchott. Touil (8ème), Djediat (17ème), Serrey (85ème), Ziaya (87ème) et Adiko (90ème) ont marqué pour Sétif.
L'unique but mauritanien est signé Ould Kahze à la 21ème minute de jeu sur penalty.
Le match retour est prévu dans 15 jours en terre algérienne.

Un nouveau président pour la Fédération mauritanienne de football

L’Assemblée générale de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM) a élu, samedi, un nouveau président à la tête de l'association en la personne de Mohamed Salem Ould Boukhreis, ainsi qu'un bureau composé de deux vice-présidents et d'un Secrétaire général

Mauritanie: Démission des dirigeants du football
L’entraîneur de l’équipe nationale de football de Mauritanie, Mustapha Sall dit Petit Sall, et son adjoint, Pape Seck, ont démissionné de leurs postes en guise de protestation "contre une campagne de dénigrement à leur encontre et des conditions de travail difficiles", a-t-on appris vendredi de source sportive à Nouakchott.
La démission des deux techniciens mauritaniens intervient quelques jours après un match nul "héroïque" arraché par leurs protégés contre les Pharaons d’Egypte, champion d’Afrique en titre dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Ghana 2008 (groupe II).
Les deux techniciens mauritaniens bénéficiaient de l’assistance du coach algérien, l’ancien international des années 1980, Ali fergany.


De Saint-Louis, au cours du célèbre match entre le Sénégal et la France, au désert mauritanien : ce livre raconte une découverte de l’Afrique de l’ouest. Au centre de ces carnets de voyages, les rapports humains sont souvent forts. Les rencontres se font dans la poussière : sur le bord des routes, à bord de taxis-brousse ou de train… Les bénéfices de cet ouvrage sont reversés à l’association Frères de Foot (loi 1901) qui a pour objectif l’envoi de jouets, équipements sportifs et ordinateurs dans des orphelinats et des clubs de football de Mauritanie.

Carnets d'Afrique, Pierre Lepidi, novembre 2004, éditions Polymédias.
Pierre Lepidi est journaliste au Service des sports du Monde depuis 1995
et président de l'association « Frères de Foot »,
à laquelle est reversée l'intégralité des bénéfices de ce livre.
Sous-titré Reportages au Sénégal et en Mauritanie, Pierre Lepidi retrace ici sa découverte de l'Afrique

Le F.C. Nouadhibou, locomotive du football mauritanien

De notre envoyé spécial en Mauritanie : Pierre Lepidi

 Il y a quelques dizaines d'années, il n'y avait rien ou presque à Nouadhibou. Juste quelques bâtiments érigés entre l'océan Atlantique et le Sahara. Terrain d'aviation mythique à l'époque de l'aéropostale, Nouadhibou se situe au nord de la Mauritanie, à quelques kilomètres de la frontière marocaine. Depuis deux ans, cette ville que l'on considère comme la capitale économique de la Mauritanie (à l'inverse de Nouakchott que l'on dit être la "capitale administrative"), est aussi devenue le centre de gravité du football mauritanien. Son club, le F.C. Nouadhibou, a ravi le titre de champion au terme de la saison 2001, avant de le conserver l'année suivante.

Pour atteindre ses objectifs, le club au dauphin - emblème choisi en référence aux pêcheurs Imraguen qui pêchent le long de la côte mauritanienne avec l'aide des gentils cétacés - a appris à se structurer. Aziz Boughourbal est arrivé aux commandes du F.C. Nouadhibou en 2000, avec "l'envie de donner une nouvelle impulsion sportive à cette ville et surtout permettre aux gamins de s'épanouir dans le football." Patron d'une société de pêche, le président n'a alors pas encore trente ans mais déjà beaucoup d'idées. La première est de donner au club un local digne de ce nom, espérant aussi l'insérer dans le tissu social. Il a créé une école de football, la première du pays (pour les minimes), en mettant notamment en place un système de cotisations pour permettre "aux plus favorisés d'acheter shorts et maillots pour tous." Au terme de sa première saison à la tête du club, l'équipe première a pris la troisième place du championnat national.

Chez les minimes dès l'année suivante (au total près de 80 la première année), les résultats ne se sont  pas fait attendre. Au Mondialito, tournoi qui a lieu annuellement aux Iles Canaries et qui rassemble jusqu'à 52 sélections, les jeunes Mauritaniens du F.C. Nouadhibou "avec leurs maillots un peu larges mais une combativité sans égale", se sont adjugés le trophée, en s'imposant face à des équipes d'Espagne, d'Allemagne, d'Amérique du Sud... C'est là que s'est produit réellement le déclic au sein du club, là que de nouvelles ambitions se sont dessinées. Encouragée par cette victoire, la BMCI, l'une des principales banques de Mauritanie, est alors devenue sponsor du club. Si elle a facilité la réalisation des premiers projets, elle lui a aussi permis d'acquérir son âme. La saison suivante, le F.C. Nouadhibou a gagné le titre de champion de Mauritanie en séniors, le premier de son histoire, avant de le conserver en 2002. Après leur dernier match, les joueurs, entassés dans le pick-up de leur président, ont alors fait le tour de la ville. Comme partout lorsqu'une équipe enlève un titre ? Pas vraiment. Dans l'histoire de la Mauritanie, des sportifs locaux n'avaient jamais connu de tels honneurs. "L'engouement qu'ils ont suscité a dépassé toutes nos espérances" se souvient Aziz Boughourbal.

Aujourd'hui, les locaux du F.C. Nouadhibou s'étalent sur une surface d'environ 1 000 m² répartis en deux blocs. On trouve à l'intérieur une salle pour entreposer le matériel  (ballons, chasubles, plots, magnétoscope pour visualiser les matches...), des chambres où vivent au quotidien 14 joueurs, une salle polyvalente destiné aux cours et même une autre... de musculation, l'une des seules de ce pays où le sport n'a jamais été considéré comme une priorité. "La salle de musculation est gratuite pour les joueurs du club qui peuvent venir s'entraîner tous les matins indique Ahmed ould Abderahmane, vice-président. L'après-midi en revanche, elle est réservée à nos adhérents, une cinquantaine au total." Dans ce pays musulman et très pratiquant, hommes et femmes ont des horaires aménagés.

Certains joueurs de l'équipe fanion sont aujourd'hui professionnels. Beaucoup travaillent au sein du club (qui compte une vingtaine d'employés à temps plein), d'autres perçoivent seulement des primes. Aujourd'hui, le F.C. Nouadhibou, qui compose l'ossature de la sélection nationale (avec 7 joueurs dont Douahi Ouessou et Bocar Coulibaly), veut voir encore plus loin. S'il présente des équipes dans toutes les catégories de jeunes (il a ouvert deux écoles de foot dans la ville : F.C. Nouadhibou nord et centre), il mise beaucoup sur ses cadets pour assurer sa relève, et pourquoi pas s'illustrer enfin sur le plan continental. En février 2003, lors du premier tour de la CAF, le F.C. Nouadhibou a battu Niamey (2-1) au match aller. Il a ainsi donné au football mauritanien sa première victoire en match officiel depuis 8 ans ! Mais, dominé (1-0) au match retour, l'aventure des mauritaniens s'est arrêtée au Niger.

Le F.C. Nouadhibou se trouve aujourd'hui en contact avec Le Mans, dont des émissaires sont attendus l'hiver prochain, et Nantes. La saison 2001, l'année du premier titre, le club a célébré son premier transfert, celui de son gardien de but Cheikh Sarr vers le club de Tlemcen (D1 algérienne). "La Mauritanie se situe géographiquement à un carrefour entre le Maghreb et l'Afrique explique Ahmed ould Abderahmane, grand supporter du F.C. Barcelone. En généralisant, on peut dire que les joueurs d'ici ont un peu la technique des premiers et le physique des seconds. Reste ensuite à les adapter au football de haut niveau."

Finalement à Nouadhibou, il ne manque plus qu'un stade. Un vrai. Celui sur lequel joue l'équipe est bosselé, recouvert de sable et n'a même pas de gradins. A quelques centaines de mètres de la ligne de touche, il y a même la piste de l'aéroport, celle-là même où Mermoz et Saint-Exupery venaient se poser pour livrer leur courrier. A cette époque, Nouadhibou s'appelait Port-Etienne et dans la région, le football n'existait pas encore.

 

 

 

 LE FOOT MAURITANIEN VEUT PASSER DE L'OMBRE A LA LUMIERE
 
De notre envoyé spécial en Mauritanie : Pierre Lepidi

             Dans leur sillage, les sénégalais ont inspiré bien des rêves. En suivant les exploits d'El-Hadji Diouf et ses partenaires lors de la dernière Coupe du monde, la Mauritanie s'est découvert une authentique passion pour le ballon rond. D'Atar à Zouerat, de Nouakchott à Nouadhibou, le pays a vibré, chaviré, pleuré au rythme des "Lions de la Teranga". De nouvelles ambitions semblent nées.

             Le sport n'a jamais occupé en Mauritanie la place qu'il occupe ailleurs. Il a longtemps été exclu de la culture, de la mentalité de ce pays grand comme 1,9 fois la France et peuplé de 2,7 millions d'habitants. "Il n'y a pas si longtemps, il était même mal vu de courir en short derrière un ballon après 16-17 ans. L'activité sportive n'a jamais fait partie de notre vie" analyse Sidi Moktar Cheiguer, directeur de publication du mensuel l'Essor. Si le sport est enseigné à l'école (aux garçons), il n'est guère pratiqué une fois les études terminées. Les infrastructures manquent, les priorités sont ailleurs. "Pendant des années, j'ai caché à mes parents que je jouais au football se souvient Moustapha Sall, ancien meneur de jeu (22 sélections) de l'équipe nationale. Mon père l'a découvert presque par hasard, en lisant les journaux." Lors de compétitions internationales, les athlètes mauritaniens sont toujours restés très discrets. Les Mourabitounes, l'équipe nationale de football surnommée ainsi en référence aux guerriers Al-Moravides, ne se sont jamais qualifiés pour une Coupe d'Afrique des Nations, encore moins pour une Coupe du monde.

            Le football mauritanien a aussi souffert d'une gestion hasardeuse. Son histoire "est jalonnée de dissolutions de fédérations et de créations de comités nationaux provisoires (CNP) qui se révéleront tous inadaptés et inefficaces a écrit récemment dans ses colonnes Le Calame, un quotidien indépendant de Nouakchott (interdit à trois reprises et saisi 31 fois). Les CNP vont se succéder avec une rapidité si fébrile que le public n'aura presque jamais le temps de comprendre ce qu'on lui présente... La préoccupation majeure des CNP a toujours été la gestion de l'immédiat, avec à la clé des raclées pour l'équipe nationale." Le football national mauritanien a longtemps vivoté, navigué de défaites en désillusions. Certaines, comme un 6-0 enregistrée face à la Sierra Leone en 1988, restent dans toutes les mémoires. Laxisme, utilisation douteuse des fonds... le football mauritanien a cumulé plusieurs maux. On raconte qu'en 1994, les joueurs ont été retenu en otages une journée au Mali, parce que leur frais d'hôtel n'avait pas été réglé par la fédération...

            Cette saison, c'est une banque, "la BMCI, qui est venu au secours du championnat, alors que la fédé bénéficie d'une grosse enveloppe de la FIFA et d'une subvention annuelle de l'état" a révélé Le Calame dans son édition du 8 octobre 2002. Le championnat mauritanien comptait lors de la saison 2001-2002 dix équipes, une seule division et... quelques aberrations. Lors de la programmation des matches par exemple, il est arrivé que deux clubs, sur un nombre total d'équipes pair, soient exempts la même journée parce qu'ils s'étaient déjà rencontrés auparavant ! Au terme d'une saison riche en rebondissements, le F.C. Nouadhibou a finalement décroché le titre en décembre 2002. Il disputera l'an prochain la Ligue africaine des champions, dans laquelle

un club mauritanien s'était hissé jusqu'en 16e de finale. C'était en 1994, il y a une éternité... Au plan national, l'équipe des Mourabitounes est engluée dans les méandres du classement FIFA. Logée à la 178e place (sur 203 pays classés), elle a perdu cette année encore une position. "Elle termine juste devant les pays qui ne jouent pas au foot, comme les Iles Cook ou Aruba !" ironise t-on parfois. Avec deux défaites en autant de matches - devant le CapVert 0-2 et au Togo 1-0 - , la qualification pour la CAN 2004 est d'ores et déjà compromise.

            Mais si le football mauritanien a besoin d'enthousiasme et d'impulsion, il a aussi grandement besoin de moyens. Les clubs n'ont pas ou peu d'infrastructures. Le matériel est rare, précieux. Ici, on s'entraîne encore sur des terrains vagues, des plots faisant office de but. Un club comme l'ASAC Concorde, qui a terminé la saison dernière à la 4e place, ne dispose par exemple que de huit ballons. "Lors des séances de tirs, les joueurs ne font que deux ou trois passages raconte Moustapha Sall, l'entraîneur du club aussi surnommé le "Zizou de Mauritanie" Il faut constamment chercher les ballons sur la route, prier pour que les voitures qui passent ne les écrasent pas !" Les joueurs sont amateurs. Si ceux qui évoluent dans des équipes privées (comme Mauritel) perçoivent environ 50 euros/mois pour leur talent balle au pied, les primes de match des autres ne dépassent guère 10 euros. Les rencontres officielles (à l'exception de celles de l'équipe nationale qui se disputent sur la pelouse du stade Olympique, 10 000 places) se jouent sur du sable. Les lignes du terrain sont tracées avant la rencontre avec de l'huile de vidange usagée.

            La Coupe du monde 2002 a insufflé un engouement palpable. A toute heure de la journée dans Nouakchott, des parties s'improvisent. Les matches de championnat se jouent aujourd'hui devant environ 400 spectateurs (la place coûte 0,50 centime d'euro) et certains joueurs sont désormais reconnus. Parmi eux, il y a Abou Sidibe, libero de l'ASC Garde et capitaine des Mourabitounes, Brahim Melha, attaquant de l'ASC Garde, Boubou Diabira, milieu de terrain de l'ASAC Concorde et cadre commercial à la SOMELEC (société d'électricité). Sur les dix équipes qui constituaient le championnat la saison dernière, huit venaient de Nouakchott, la capitale. Pour la saison 2003, qui débutera courant février, les favoris s'appellent : F.C. Nouadhibou, NASR Sebkha, ASAC Concorde, Mauritel, ASC Garde. Mais l'Armée et la Police, qui ont aussi leur équipe, peuvent jouer les trouble-fêtes.

            Pour sortir le football mauritanien de sa torpeur et de ses travers, il fallait un électrochoc, une prise de conscience collective. Et si le parcours du Sénégal et l'enthousiasme qu'il a suscité à travers le pays étaient ceux là ? Beaucoup veulent y croire. Dernièrement, un groupe de jeunes hommes d'affaires de Nouakchott a pris en main les destinées du football mauritanien. Lassés de le voir végété, ils ont promis de lui insuffler un sang nouveau et surtout "de servir ce sport et non de s'en servir". Depuis l'épopée des Lions de la Teranga, ils sont comme une oasis d'espoir au milieu d'un désert sportif. Les mirages mauritaniens n'ont que trop duré.